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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 14:55

Un très beau concert de trompe de chasse a été donné le samedi 29 novembre dans l'église de La Caillère, devant une assistance nombreuse et attentive.

L'église Saint Jean a résonné pendant une heure et demie. Le concert était organisé par la Société de Chasse de Saint Laurent de la Salle. Les 12 musiciens étaient magnifiques en tenue de chasse ; Vestes vertes et gilets noirs à parements dorés.

Si la musique de trompe peut sembler monotone à la première écoute, la présentation de la troupe et les commentaires de Monsieur Didier Becquelin avant chaque morceau ont permis à chacun d'appréhender toutes les subtilités de cet instrument. 

Trompe de chant, Trompe de seconde voix, Trompe de radouci, Trompe de basse sont alignées en V dans le coeur de l'église et jouent dos au public, le pavillon de l'instrument est tourné vers les auditeurs. L'élément local de la troupe, Stéphane Briffaud jouait la trompe de basse.  (photo ci dessous)

Les Echos du Lay ont interprété 18 pièces : des fanfares de fantaisie et des fanfares de vénerie toutes en puissance. Les solistes ont joué deux duos de trompes (chant et radouci), dont  "La Royale" écrite en 1723 par le Marquis de Dampierre.  L'élément féminin de la troupe a donné un solo de radouci "Adieu à Saint Maurice". Deux chansons "Le Refuge" et " Le printemps à Novel" ont ponctué les sonneries pour permettre aux musiciens de reposer leurs lèvres ! Selon la tradition, l'assistance s'est levée pour écouter "Les Honneurs".

Les vifs applaudissements à la fin du concert ont donné l'occasion de deux rappels : "Les Templiers" et une amusante version de "A la Claire Fontaine".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez contacter les Echos du Lay à l'adresse suivante :

GOUSSEAU Jean
24, rue de la Plaine - 85400 Sainte Gemme La Plaine
Tél : 02.51.27.03.08

 

Vous pouvez aussi en apprendre plus sur cet instrument en consultant de nombreux  sites, en particulier :

http://www.trompesdechasse.ch/pages/instrument.php?option=com_content&task=blogsection&id=1&Itemid=1

et

http://www.trompes-de-chasse.com/index.htm?http://www.trompes-de-chasse.com/pages/trompe/presentation/presentation.htm

 

 


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Published by Charles Antoine VERLY - dans Concert
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7 avril 10 1 07 /04 /avril /10 06:02

LA CONQUETE ROMAINE

Lorsque les romains tentèrent d’assujettir la totalité des Gaules à leur gigantesque empire, trois petits peuples différents et distincts habitaient les parties du territoire qui a formé depuis le Bas Poitou, avec les parties qui ont été détachées au Moyen-Age.

Ces peuples, qui se trouvaient placés entre les Poitevins et les Angevins ainsi que les Nantais, étaient – suivant Pline – les Ambiliates sont nommés les premiers, puis viennent ensuite les Anagnutes, les Pictons auxquels ont joint les Agésinates ; on continue en nommant les Saintongeais, les Berrichons, etc…

Chaque peuple était ainsi nommé à son rang ; il en résulte que les petits peuples dont il s’agit étaient les plus septentrionaux de l’Aquitaine et, dès lors, les plus près de la Loire, du côté du Midi.

Actuellement, il s’agit de distribuer le territoire du Bas Poitou entre les trois petits peuples qui l’habitaient, lors de la conquête des Romains.

Les Ambiliates sont les premiers nommés dans Pline. Quelques historiens croient donc les placer à la suite de la Loire, à l’est, en suivant l’ordre assigné par Pline, et la direction du nord au midi et de l’est à l’ouest. Alors les Ambiliates – dont la capitale était probablement Doué ( plus tard lieu de séjour des rois Wisigoths ), auraient occupé toute la portion du pays sur la rive gauche de la Sèvre Nantaise, jusqu’à la rivière du Thouet et même sur la Dive ( rivière ) et auraient confiné aux Nantais.

Quant aux Anagnutes, on croit qu’ils étaient à l’ouest et à la suite des Ambiliates qui les séparaient aussi des Nantais sur l’océan. Aussi, les Anagnutes auraient occupé la contrée qui a été appelée depuis le pays de Rais ou de Retz, le pays de Paillé ayant eu – depuis – Montaigu pour chef-lieu, les environs de St Laurent Sur Sèvre, puis le pays de Pareds. Enfin, on les fait suivre la Sèvre Nantaise et arriver jusqu’aux environs du point où a été bâti Fontenay le Comte. Les points les plus importants occupés par ce petit peuple étaient le chef-lieu du pays de Rais : Rutiastum et Alpérium ( capitale du pays de Pareds ) située sur les bords du ruisseau de l’Arkanson, dans un territoire très fertile.

Les Agésinates suivant Pline étaient joints aux Poitevins et ne semblaient faire qu’un seul peuple avec eux et, en les plaçant à la suite des Anagnutes, entre l’océan et la Sèvre Nantaise, on les fait ainsi toucher aux Poitevins. Cette idée a été aussi celle de d’Anville, car dans la carte géographique qu’il a donnée pour suivre les conquêtes de César dans les Gaules, il n’a pas hésité à placer les Agésinates dans la partie la plus occidentale du Bas Poitou de l’époque dernière. Ainsi, on croit que le reste du territoire qui existait entre les Anagnutes et la mer était occupé en entier par les Agésinates qui venaient ainsi jusqu’au Lay et même jusqu’à la Sèvre Nantaise. Aizenay était la capitale de ce pays.

Que reste-t-il comme vestiges de cette époque à La Jaudonnière et à Pareds ?

A La Jaudonnière tout d’abord :

· La butte de terre rapportée, située à quelques 80 mètres de l’église actuelle, est vraisemblablement un tumulus gallo-romain qui – fouillé – révèlerait sans doute des découvertes importantes au point de vue historique,

· Tout près de là, il y a quelques années, en creusant les fondations de la salle paroissiale, nous sommes tombés sur des fouilles anciennes : la terre glaise qui affleure presque en cet endroit y était remplacée sur une profondeur de plus de 2 mètres par des déblais où gisaient quelques débris de poteries très anciennes (apparemment gallo-romaines). Ces poteries, qui portaient encore l’empreinte des mains de l’artisan, étaient faites d’argile blanche extraite, sans doute, dans la région du Petit Miteau. D’autres débris provenaient de la terre prise sur place. L’an dernier, en creusant un puisard à quelques mètres de là, les pioches rencontrèrent un amoncellement de pierres (alors qu’il n’en existe pas dans ce secteur) et parmi ces pierres, plusieurs étaient calcinées et mêlées à des blocs d’argile rougis et noircis au feu. Nous avons supposé que ce tas de pierres constituait les restes du four du potier qui exploitait l’argile de la carrière voisine.

Dans le domaine des découvertes archéologiques de la période gallo-romaine, il faut bien sûr signaler les fouilles importantes faites par l’Abbé BAUDRY, curé du Bernard. Ces travaux furent exécutés au cours de l’automne de 1872 à 1873 et dans les premiers mois de l’hiver 1874, dans le terrain baptisé "Champ des Vieilles Eglises", situé à mi-chemin entre le village de Miteau-Des-Champs et Saint Hilaire du Bois. Nous aurons bientôt l’occasion d’en parler.

Dans les soubassements de cette antique église, les terrassiers mirent à jour, sertis dans un mur de l’est, un segment de colonne cannelée et une pierre d’autel, provenant d’un temple païen édifié antérieurement à la même place. La colonne cannelée, nous y reviendrons plus tard. Quant à la pierre d’autel païen, elle est formée d’un bloc de pierre calcaire en partie brisé, sur une épaisseur de 0 ,50 m et une hauteur de 1,05 m. Le monument est très simple, un chapiteau privé de volutes se montre encore sur la face latérale. Entre le pilastre et le chapiteau, on distingue très bien l’astragale de rigueur qui sert d’intermédiaire. L’autel sobre de moulures est carré à la partie supérieure. Le tableau du devant est orné de "l’Hercule gaulois", vu de face, il a cheveux longs, la barbe épaisse et frisée ; il n’est couvert que d’une simple bande d’étoffe, allant de la ceinture à mi-cuisses ; son extrémité entoure le bras gauche qui est pendant ; la main droite élevée à la hauteur de la tête s’appuie sur un long bâton qui semble lui servir de sceptre. Le corps entier accuse des formes athlétiques et trapues qui dénotent la force, comme il convient à la représentation d’Hercule.

Une autre divinité – en relief, comme la précédente – se montre en profil à l’angle du tombeau d’autel. C’est la déesse l’Abondance, portant la corne qui en est l’attribut. Elle est vêtue d’une longue robe et d’un manteau flottant. Malheureusement, elle est privée de sa tête. On ne sait pas, au juste, ce que ces deux figurent représentaient aux yeux des Gallo-romains, bien qu’on en trouve de pareilles dans presque toutes les parties de la Gaule.

Enfin, on nous signale, comme témoins de cette époque gallo-romaine, à quelques kilomètres de Pareds, sur la route qui va de Chantonnay à Mouilleron en Pareds, tout près du carrefour du Loup Pendu, les vestiges d’un Oppidium, c’est-à-dire d’un camp romain, avec sa butte, sa place d’armes et son village.

CE TEXTE A ETE PUBLIE DANS LE BULLETIN PAROISSIAL DE LA JAUDONNIERE AU COURS DE L’ANNEE 1965 PAR L’ABBE BENOIT ROBIN, CURE, SOUS LE TITRE "APPRENONS A CONNAITRE NOTRE PAYS"

(à suivre ...)

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Published by Charles Antoine VERLY - dans la Jaudonnière
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7 avril 10 1 07 /04 /avril /10 05:58

LA PREHISTOIRE

Les fervents de la pêche connaissent tous l’Arkanson - célèbre pour ses écrevisses et ses anguilles - et le Loing (ou l’Oing comme on l’appelais autrefois ) où ils vont mouiller du fil, dans l’espoir d’en arracher chevennes, carpes, perches ou brochets.

La réputation de ces deux cours d’eau est célèbre depuis la plus haute Antiquité, car nous voyons leurs rives peuplées dès la Préhistoire.

En effet, depuis Thouarsais-Bouildroux jusqu’à Pareds ou l’Arkanson se jette dans le Loing et depuis Pareds jusqu’à l’assemblée du Loing avec le Lay, quelques kilomètres plus loin, nombreux sont les vestiges préhistoriques qui ont été trouvés : belle découverte acheuléenne de Thouarsais-Bouildroux, silex taillés, haches de pierre polie de St Hilaire du Bois (dont l’une est encore au Musée de Fontenay le Comte – collection Chartron). Dans cette trouvaille, il faut signaler une belle hache marteau, découverte à La Jaudonnière.

Malheureusement, la plupart de ces vestiges du passé sont aujourd’hui disparus, dispersés dans les musées ou perdus pour de bon. Il y a quelques années cependant, un maçon du pays – Monsieur Constant FERCHAUD – m’a apporté une belle petite hache de pierre polie, trouvée dans la démolition d’un mur où elle s’était introduite on ne sait pas trop comment.

Autres témoins, beaucoup plus majestueux de ces temps révolus, les mégalithes ( grosses pierres ) qui, sous forme de dolmens ou de menhirs, pullulaient autrefois dans toute la région. La commune actuelle de St Hilaire du Bois en possédait plusieurs, aujourd’hui détruits sans doute : on signalait des menhirs au Chillou, à la Garne, à la Cailloche. L’abbé BAUDRY, curé de La Jaudonnière de 1870 à 1898, visita en 1871 la Pierre Couverte du Plessis : ce mégalithe de 3 m x 1,70 m et 0,70 m d’épaisseur reposait sur quatre piliers verticaux et était incliné vers le sud – sud-ouest. Là encore, il ne reste plus rien. Heureusement, la commune de Bazoges en Pareds qui était arrosée – elle aussi – par le Loing et l’Arkanson, possède encore – au village de Bellevue – un petit menhir appelé "Pierre Pointue" et un beau dolmen très bien conservé.

Ces vestiges, pierres taillées, pierres polies, menhirs, dolmens, nous rappellent qu’aux temps préhistoriques, les rives de l’Arkanson et du Loing étaient déjà peuplées d’hommes qui vivaient de la pêche, de la chasse, de la cueillette des fruits et qui étaient assez adroits et assez robustes pour accomplir ces travaux qui nous admirons encore de nos jours.

CE TEXTE A ETE PUBLIE DANS LE BULLETIN PAROISSIAL DE LA JAUDONNIERE AU COURS DE L’ANNEE 1965 PAR L’ABBE BENOIT ROBIN, CURE, SOUS LE TITRE "APPRENONS A CONNAITRE NOTRE PAYS"

(à suivre ...)

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