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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:00

Il y a tout juste 100 ans un drame frappait nos troupes en Méditerranée au large de la Grèce. 1100 hommes allaient périr suite au torpillage d'un paquebot, la Provence II.

La Provence

La Provence

A sa mise en service en 1906, La Provence était le plus grand et le plus rapide paquebot français. Il effectuait la traversée Le Havre-New York. C'était un navire moderne, équipé de la Télégraphie sans fil (TSF)

Le 2 août 1914 il est réquisitioné par la Marine Nationale et renommé Provence II en raison de l'homonymie avec le cuirassé Provence, il est transformé en croiseur auxillaire et en janvier 1915 il est utilisé comme transport de troupes vers les Dardanelles.

Le 23 février 1916 au soir, le Provence II part de Toulon pour Salonique avec 1 700 hommes encore inexpérimentés du 3e régiment colonial.

Il y a cent ans : le naufrage de la Provence II

Le 26 février 1916 , la Provence II est torpillée au large du Cap Matapan (au large de la Grèce), en Méditerranée, par le sous marin allemand U 35.

U 52 en vue d'un U35

U 52 en vue d'un U35

U 35
U 35

L'U-35 est l'un des premiers à être équipé par deux moteurs Diesel, en remplacement des moteurs à huile lourde qui équipaient précédemment les sous-marins, lui permettant la navigation en surface. Ainsi, il peut parcourir un peu plus de 8 500 milles à 16 nœuds. En plongée, deux moteurs électriques lui permettent d'atteindre cinq nœuds sur une distance de 150 kilomètres.

Mesurant 64 mètres de long, il est équipé de 4 tubes lance-torpilles ; deux à l'avant et deux à l'arrière. Il peut transporter 6 torpilles. Il possède un canon de 105 millimètres sur son pont.
Quatre commandants gouvernèrent à sa destinée : Du 3 novembre 1914 au 12 novembre 1915, Waldemar Kophamel. Du 13 novembre 1915 au 16 mars 1918 Lothar von Arnauld de la Perière. Du 17 mars 1918 au 13 août 1918 Ernst von Voigt. Du 14 octobre 1918 au 11 novembre 1918 Heino von Heimburg

Jusqu'au 1er août 1915, il fit partie de la flotte allemande en mer du Nord. Le 23 août, en provenance d'Heligoland, il arriva au port de Cattaro en Méditerranée. En tout, le U-35 effectua 17 patrouilles durant lesquelles il coula 224 bateaux, ce qui est un record absolu qui ne fut jamais atteint depuis.

Le navire sombre en 17 minutes, faisant 1 100 disparus, dont le commandant qui avait demandé qu'on débarque 1 100 personnes en raison du manque de brassières de sauvetage.

Extrait du journal de guerre du sous-marin U-35, Cdt Lothar v.Arnauld de la Perière  en date du 26.II.1916

Extrait du journal de guerre du sous-marin U-35, Cdt Lothar v.Arnauld de la Perière en date du 26.II.1916

Extrait et traduction du journal de Bord de l'U35 relatant le torpillage : (les heures sont celles du sous-marin)

4h00 Axe Malte-Crète Clair de lune, brumeux puis clair. Vent SW3 : Fait surface. Charge batteries.

14h00 Très brumeux mer et vent force 4. Grosse houle. Sur l'horizon brumeux un très grand vapeur environ 12-15000 tonnes apparait en route à l'est. Plongé pour une attaque en immersion. Transport ou croiseur auxiliaire sans pavillon, de couleur grise, 2 cheminées sombres. Attaque en plongée avec toute la puissance. A cause du manque de visibilité et d'une forte houle, la distance est difficile à estimer au moment du tir pour une marge de sécurité de 2000 m. Détonation après 2 minutes et 50 secondes. Coup au but !

Après 7 minutes, observé à nouveau. Le navire présente déjà une forte gite sur tribord et sa poupe est profondément enfoncée dans l'eau. Dix minutes après le bateau disparaît. Je remarque deux embarcation.

14h33 Poursuivi hors de vue en plongée puis, fait surface dans l'éventualité d'une autre possibilité d'attaque avant la nuit.

16h10 très brumeux. Avec l'obscurité grandissante, j'ai pris la plongée.

14 h 50 Peu de visibilité. Houle de SW grossissant

Signé v. Arnauld

Alexandre Gauthier
Alexandre Gauthier

Le site Histoire et Généalogie publie une lettres d'un des rescapé de ce naufrage, Alexandre Gautier du 3e colonial.

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Ile de Mitylène, le 6 mars 1916

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Mon cher Frère

Tu as du apprendre le torpillage du croiseur auxiliaire La Provence. J’étais avec 2 200 camarades comme passager a bord de ce beau bateau de 3 000 tonnes, 191 m de long pour un premier voyage.

J’avais bien choisi le hasard à voulu que je n’y reste pas c’est bien le hasard car beaucoup de malheureux qui savaient nager ont péri, et moi qui étais blessé ne sachant pas nager du tout je me suis sauvé.

Au moment du torpillage (le Samedi 26 Février - 3 h du soir ) j’étais couché dans mon hamac, nous marchions à petite allure 12 nœuds alors qu’on aurait pu marcher 20 nœuds ce qui nous aurait sauvé car le navire a été atteint tout à fait à l’arrière. Je lisais tranquillement tout à coup une explosion sourde le bateau tresaille. Je n’ai pas mis longtemps à me sortir de la cale et grimper sur le pont. Je vais sur le pont avant ; tout le monde était déjà sur pied. Je cours à l’emplacement des ceintures de sauvetage ; il n’y en avais plus a ce moment les officiers passaient parmi nous et disaient que ce n’était qu’un coup de canon, l’espoir nous venais le bateau marchait toujours.

Je me penche hors du bastingage et je vois l’arrière qui s’enfonçais peu à peu. Un nègre qui était à côté de moi quitte sa ceinture de sauvetage et s’en va disant « c’est rien, c’est rien ». Je t’assure que je n’ai pas mis dix seconde a bondir dessus et à monter sur le pont supérieur de l’avant, dans ma précipitation à la mettre je la casse je l’ai réparée, tant bien que mal et j’ai attendu ; sur le pont avant supérieur c’est à dire à l’extrémité du bateau nous étions 200 massés la j’étais assez calme, je cherchais un moyen de sauter dans un des canots qu’on mettait à la mer hélas ces canots qui pouvaient contenir 80 personnes étaient charger du triple ; te décrire les scènes d’ horreur qui se sont passées est impossible. les canots a l’eau chaviraient les autres canots qui arrivaient écrasaient la plupart des malheureux qui étaient à l’eau et puis le bateau s’enfonçait toujours avec plus de rapidité.

Alors l’explosion des machines qui a tué encore quelque centaines d’hommes. le bateau était tout debout, tu vois la position que j’occupais cramponé à l’avant. Je me suis laissé engloutir avec le bateau, le remous de l’eau m’a envoyé au moins a 10m au fond. Aussitôt j’ai remonté a la surface, je commençais a respirer maintenu par ma ceinture, mais aussitôt je reçois un coup sur la tête et aller encore un voyage au fond. Je me croyais bien perdu heureusement que je suis remonté encore sans m’évanouir, et le hasard a voulu que je me trouve à portée d’un radeau, la j’ai pu respirer j’ai regardé l’endroit ou dix minutes avant flottait un des plus beaux bateaux de notre marine, ce n’était plus que des débris de planches, des bottes de foin, des casseroles etc… etc… la mer avais repris son calme les survivants a la nage se bataient vers les radeaux et les barques. j’avais avec moi 22 compagnons.

Jusque la nous étions a peu près sauf mais si la mer devenais mauvaise nous étions perdus ; car tu sais 23 sur ce machin en bois ! et puis a 350 km du port … (je continue sur l’autre feuille) le plus proche ; si le marin de la T.S.F. n’avait pu envoyer le signal de détresse, nous étions condamnés à mourir de soif de faim ou de froid, car la pluspart d’entre nous étaient complétement nu. J’avais juste ma chemise et mon caleçon ; mais ce brave marin avais fait son devoir, (il est mort d’ailleurs a son poste) et le matin un contre torpilleur Français, venais nous receuillir. Quel cri de joie nous avons poussé en l’apercevant ; tu sais toute la nuit balayé par les vagues nous en avions assez .

Nous sommes en ce moment a l’Ile de Mitylène (Grèce) pour nous reposer pendant quelque temps après on nous enverra à Salonique. J’avais pu sauver quelque billets dans une ceinture de flanelle qu’Alice m’avait faite C’est heureux car j’ai pu acheter ici quelques objets indispensable, et tu sais les Grecs nous font payer le prix. Tu seras bien aimable de me faire réponse aussitôt donne moi des nouvelles de Alice car peut être aurai je ta lettre avant la sienne, raconte moi ce qu’on a dit en France de l’accident, tout ce tu sauras en un mot de l’A… (? mot illisible) aussi – car ici on est complètement séparé de France pas de communiqués rien.

Je t’embrasse cordialement, Ton beau Frere, GAUTIER

Alexandre Gautier 3° colonial. 2° Cie
Ile de Mitylène - Secteur 506

Je suis avec deux bons camarades de Bourcefranc : Musereau Roumegousse

Note : Alexandre Gautier avait 25 ans à peine, né le 25 décembre 1890 à Soubise. Il travaillait chez son père négociant-commerçant. Il a divorcé d’avec Alice ne pouvant avoir d’enfant avec elle.

Sources de cet article :

Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Provence_(paquebot_de_1906)

La Marcophilie Navale : http://envelopmer.blogspot.fr/2015/04/torpillage-du-croiseur-auxiliaire.html

Histoire & Généalogie : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1985

Histomar : http://www.histomar.net/arnauld/htm/provence.htm

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Published by Charles Antoine VERLY - dans 14-18 Sainte-Hermine la Jaudonnière
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 09:16

Une formidable initiative des Archives de Vendée qui va faciliter grandement le travail des chercheurs sur la période de la Grande Guerre.

.... Et merci à Jean Phelippeau d m'avoir envoyé cet article d'Ouest France.

Ouest France 27 novembre 2015

Ouest France 27 novembre 2015

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Published by Charles Antoine VERLY - dans Revue de Presse 14-18
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 21:36

Beaucoup de manifestations en ce mois de novembre pour commémorer la Guerre 14-18 dans notre région.

Merci à Jean Phelippeau de son aide pour cet article

Conférence à la Tardière le 20 novembre 2015

Conférence à la Tardière le 20 novembre 2015

Expo à Mouzeuil St Martin Ouest France 12 11 2015

Expo à Mouzeuil St Martin Ouest France 12 11 2015

Expo Saint Sulpice en Pareds Ouest France 13 11 2015

Expo Saint Sulpice en Pareds Ouest France 13 11 2015

Expo la Flocellière Ouest France 13 11 2015

Expo la Flocellière Ouest France 13 11 2015

Conférence HPPSH Ouest France 10 11 2015

Conférence HPPSH Ouest France 10 11 2015

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 20:49

Je profite de ce 11 novembre 2015 pour faire le bilan des années 1914 et 1915 dans le canton de Sainte Hermine. (ancien style)

Bilan de deux années de guerre

Dans le canton 218 soldats sont tombés pendant les deux premières années de la Grande Guerre. Ce nombre ne tient pas compte des soldats qui figurent sur plusieurs Monuments différents, ni des soldats dont nous n'avons pas encore pu déterminer le parcours. (16 en 1914) Essayons de faire un bilan détaillé de ces décès.

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Premièrement les pertes par communes. Le bilan est inégal et il n'est pas proportionnel au nombre des habitants de ces communes.

29 à Sainte-Hermine

22 à Saint Martin Lars en Sainte Hermine

21 à Saint Etienne de Brillouet

21 à La Chapelle Thémer

20 au Simon la Vineuse

17 à La Jaudonnière

17 à La Réorthe

16 à Saint Hilaire du Bois

15 à Saint Jean de Beugné

13 à Saint Juire Champgillon

11 à La Caillère

9 à Thiré

7 à Saint Aubin la Plaine

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La majorité des personnes inscrites sur les Monuments sont très jeunes : 46% a moins de 25 ans et 19% sont dans la tranche d'âge 25-30 ans Soit 65% au total qui ont moins de 30 ans !

28% est dans la tranche d'âge 30-40 et 7% dans celle des 40-50. Ce sont des pourcentages similaires à ceux constatés l'an dernier.

Les plus anciens sont le Capitaine Hilaire de Villedieu qui avait presque 50 ans et Auguste Chatelier de Sainte Hermine qui avait 54 ans. Le plus jeune était âgé de 18 seulement : Gabriel Jules Louis CHARDONNEAU inscrit au Simon la Vineuse.

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J'ai relevé 17 soldats ayant reçu la Croix de Guerre.

Les pertes les plus importantes se situent dans la localité de Fère Champenoise en septembre 14 avec 14 morts. 23 sont morts à l'étranger, principalement en Belgique. 80 sont tombés dans le département de la Marne.

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La plus grande surprise de cette approche statistique vient pour ma part de l'origine géographique des soldats disparu. En effet, 24% ne sont pas originaires du canton de Sainte Hermine et 13% sont d'un autre village du canton, soit au total 37% de personnes ayant rejoint récemment la commune pour laquelle ils ont été inscrit sur le Monument aux Morts. Les habitants de nos campagnes étaient à priori plus mobiles que l'on pouvait le penser.

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Je vous invite à consulter l'ensemble des articles sur les disparus du Canton de Sainte-Hermine sur le blog "Figures Herminoises" à l'adresse suivante :http://figuresherminoises.over-blog.com/

Sur la page d'accueil du site, sous l'onglet PAGES un index se trouve sous le titre Monument aux Morts du Canton de Sainte-Hermine. Il est classé par commune et un lien est actif pour les articles rédigés.

Si vous souhaitez regarder directement les origines généalogiques de ces soldats, je vous invite à consulter GENEANET http://gw.geneanet.org/vpoilus_w?lang=fr

Je présente sur cette base la généalogie des personnes mortes pendant la Guerre 14-15 pour le canton de Sainte Hermine. Je remonte autant que possible jusqu'aux grands parents, mais quand j'en ai l'occasion je remonte un peu plus loin et j'indique les liens vers les généalogies déjà publiées sur ces familles. Cette base généalogique compte actuellement 5472 individus et 2188 unions.

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Avant de terminer, je remercie les personnes (elles se reconnaîtront) qui ont bien voulu me confier des documents personnels ou des photographies pour compléter les informations sur ces soldats. Je remercie aussi les Archives de la Vendée sans qui cette étude ne serait pas possible. Je signale particulièrement la rubrique Noms de Vendée qui est indispensable pour établir les généalogies de Poilus.

N'hésitez pas à collaborer à la rédaction d'articles si vous avez des éléments les concernant.

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Le but de ma démarche est bien que ces soldats ne soient pas oubliés.

Je vous souhaite une bonne lecture.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 19:11

Dans un article du 24 février 2015 j'évoquais le souvenir du soldat Auguste LIROT enterré dans le cimetière de Sainte-Hermine

(Voir l'article ci dessous)

Le mystère est enfin levé grace à l'aimable recherche effectuée par Claude Bujeaud à la mairie de Sainte Hermine.

Son acte de décès figure dans les registres de l'état civil à la date du 27 août 1916. Auguste Jean Lirot est né à Saint Etienne - Département de la Loire - le 16 octobre 1893. Il exerçait la profession de tailleur de pierres.

Il est décéde à l'Hopital bénévole de Sainte-Hermine à l'age de 22 ans de tuberculose L'acte est signé par André Bujeaud, maire de la commune et porte la mention : Mort pour la France.

Son nom ne figure sur aucun monument aux morts, on retrouve seulement son nom sur le livre d'or de Saint Etienne (Loire)

Acte de décès d'Auguste LIROT

Acte de décès d'Auguste LIROT

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:00
La Place vers 1951

La Place vers 1951

Une rue de la Jaudonnière  dans les années 1950

Une rue de la Jaudonnière dans les années 1950

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 10:26

Pour terminer (provisoirement) l'enquête sur les témoignages de la Guerre 14-18 qui subsistent dans les cimetières du canton de Sainte Hermine.je vous propose un petit tableau statistique.

481 noms sont inscrits sur les Monuments aux Morts de nos communes. De ce nombre il faudrait retrancher les personnes qui sont inscrites sur plusieurs Monuments mais elles ne sont pas si nombreuses.

J'ai pu retrouver 70 témoignages de ces soldats "Morts pour la France" Soit une tombe, soit une simple plaque, en marbre ou plus souvent et tôle émaillée en forme de coeur. Il y en a peut être plus et il se peut que des lecteurs de ce blog fassent de nouvelles découvertes. Je serai heureux de vous les faire partager s'ils me les transmettent.

Il faut ajouter 5 témoignages qui concernent des soldats inscritS sur un autre Monument au Mort.

Le pourcentage global des indices relevés est de 15% ce qui peut sembler un chiffre peu élevé. Je pense au contraire qu'il est relatIvement élevé. En effet il ne faut pas oublier que tout cela a traversé le siècle. Ensuite que nombreux sont les soldats qui ont purement et simplement DISPARU dans la tourmente des combats et des bombardements. Enfin qu'un nombre important d'entre eux est inhumé dans une Nécropole Nationale. Si on avait le nombre exact des personnes qui ont été enterrées dans nos cimetières? le pourcentage serait beaucoup plus élevé. Cette étude précise mériterait d'être entammée.

Il n'en reste pas moins que de nombreux indices de nos soldats de 14-18 ne vont pas résister longtemps au temps qui passe. A moins que ....

Les photos qui figurent sur les Tableux d'Honneurs de Thiré, Saint Jean de Beugné, Saint Etienne de Brillouet et la Chapelle Thémer ne sont pas comptabilisées dans cette statistique.

 

 

Inscrits

sur le 

Monument

Tombes

ou

Témoignages

 

Autres

 

TOTAL

St Aubin la Plaine 19 3 1 4
St Jean de Beugné 30 8   8
St Juire 31 4   4
La Chapelle Thémer 32 6 1 7
St Etienne de Brillouet 32 3   3
La Caillère 32 3   3

Thiré

32

8

2

10

St Hilaire du Bois 34 2   2
La Jaudonnière 37 5   5
St Martin Lars 40 2   2
Le Simon la Vineuse 41 7   7
La Réorthe 52 5   5
Ste Hermine 69 14 1 15
         
TOTAL 481 70 5 75

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 01:22

Il y a une tombe dans le cimetière de Sainte-Hermine pour laquelle je n'ai pas pu retrouver de renseignements.

Elle est située au fond du cimetière dans sa partie droite, à la hauteur du socle de l'ancienne croix de l'allée centrale.

Elle est au nom de LIROT Auguste Jean

Soldat au 158° R. I.

MORT POUR LA FRANCE

27 - 8 - 1916

Je n'ai pas trouvé de traces de ce soldat ni dans les registres matricules, ni dans les fiches Mémoire des Hommes, ni dans le mémorial Gen Web qui répertorie les noms des Monuments aux Morts.

Peut être est il décédé à l'hôpital temporaire de Sainte-Hermine ? De quelle région vient-il, ce nom n'est pas d'usage en Vendée mais de la région Champagne Ardennes. Le 158° RI était cantonné dans cette région.

J'espère qu'un chercheur un peu curieux aura plus de chance que moi dans la recherche de ce soldat.

Le soldat "inconnu" de Sainte-Hermine
Le soldat "inconnu" de Sainte-Hermine
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 21:04

Le Cimetière de Sainte Hermine est le dernier dont j'étudie les tombes et reliques des soldats de la guerre 14-18.

Le Monument aux Morts de la commune compte 69 noms. C'est de loin le nombre le plus important du canton. J'ai pu trouver dans le cimetière un nombre très important de traces de ces "Morts pour la France" mais proportionnellement, pas beaucoup plus que pour les autres communes.

Etudions ces 14 témoignages

Témoignages de 14-18 à Sainte-Hermine

Aimé BETEAU :

Ce soldat né en 1889 a été tué à l'ennemi au combat de Norroy (Meurthe et Moselle) en février 1915.

Sur la tombe de la famille DUGAS - BETEAU , il reste une partie d'un coeur en tôle où on peut encore lire :

A la mémoire de

Aimé BETEAU

Mort au champ d'honneur 1889-1915

en dessous on peut à peine déchiffrer le nom de son père :

François (?) BETEAU

Le reste de ce coeur est rongé par la rouille.

Aimé BETEAU était le frère de Berthe DUGAS née BETEAU.

Coeur à la mémoire d'Auguste BETEAU
Coeur à la mémoire d'Auguste BETEAU

Coeur à la mémoire d'Auguste BETEAU

Henri Victor Pierre BETEAU est né à Sainte Hermine en 1872. Il se marie en 1897 aux Moutiers sur le Lay. Le couple aura deux enfants. Il était épicier aux Ougnettes.

Il décède à l'Hôpital des Sables d'Olonne le 13 avril 1915.

Sur la tombe d'Abel GUINOT se trouve une plaque à son nom et celui de son épouse.

Je n'ai pas pu déterminer le lien de parentée entre les deux personnes.

Témoignages de 14-18 à Sainte-Hermine
Témoignages de 14-18 à Sainte-Hermine

Il ne reste plus qu'un simple coeur en tôle émaillée pour rappeler le souvenir de Paul BIRET :

Paul BIRET

Mort pour la France à Villers sur Coudun

le 25 juin 1918

à l'âge de 25 ans.

Il a eu un parcours particulièrement glorieux, engagé volontaire en 1913 il a été blessé plusieurs fois : au pied en 1916 et à la face en 1917

Il a été tué par un obus dans l'Oise et a été inhumé dans le cimetière communal de Sainte-Hermine le 25 avril 1921.

Il est titulaire de la Croix de Guerre.

Paul BIRET
Paul BIRET

Paul BIRET

La tombe de la famille BOURON porte des plaques au nom de Léon Bouron et Marguerite Taupier qui sont les parents du soldat qui va suivre et une plaque au nom de Jean Bouron, artiste peintre, décédé en 2000 qui est le petit fils des précédents.

La plaque qui est au sommet de la stèle est au nom d'Alfred BOURON

Mort pour la France

le 16 octobre 1917

âgé de 24 ans

Regrets

Il est mort à Morancourt dans la Haute Marne au cantonnement de son régiment (168° Régiment d'Infanterie)

Il a été tué au cours d'un exercice de lancement de grenade (éclatement prématuré)

C'est le cousin d'Ernest TAUPIER (Voir plus bas)

Son frère Narcisse Bouron qui a participé à la Guerre 14-18 est aussi enterré dans le cimetière.

Témoignages de 14-18 à Sainte-Hermine
Témoignages de 14-18 à Sainte-Hermine

Auguste CHATELIER :

Cette tombe possède une grande stèle en granit gris orné d'une croix gravée au nom de la famille Chatelier - Blanchet.

Au pied de cette stèle sont fixées deux plaques en marbre noir. L'une à gauche au nom de Vitaline CHATELIER née PLANCHET. 1881-1968. Regrets éternels.

La seconde au nom de Auguste CHATELIER 1881-1915. Mort pour la FRANCE. Regrets éternels.

.Auguste Chatelier est né en 1881 à Sainte Hermine et il avait épousé en 1905 Vitaline Planchet.

Tombe d'Auguste CHATELIER

Tombe d'Auguste CHATELIER

Joseph CHENU

Le coeur en tôle émaillée déposé sur cette tombe porte l'inscription :

A la mémoire de

Joseph CHENU

Soldat au 51° d'Artillerie

Décédé à l''hôpital Broussais

de Nantes - Doulon

le 17 avril 1917 à l'âge de 21 ans.

Il a été inhumé au cimetière communal de Sainte-Hermine le 22 avril 1917

Joseph CHENU
Joseph CHENU

Joseph CHENU

Albert et Henri COUTIN

La tombe des deux frères Courtin est un grand carré gravillonné avec deux croix en fonte repeintes en noir. Deux plaques de marbre portent les noms des disparus.

Le premier Albert Armand Victor est né 1882. Incorporé en 1914 mais évacué pour une maladie pulmonaire le 13 octobre 1915 il est décédé à son domicile est il est mort à Sainte Hermine le 25 août 1917. Il a été inhumé au cimetière communal de Sainte-Hermine le 28/08/1917. Il figure sur le Monument aux Morts.

Le second Henri ne figure pas sur le Monument aux Morts, mais sur le Tableau d'Honneur de l'église. Il est né en 1884.

Je n'ai pas pu retrouver son parcours militaire et je ne sais pas s'il est mort à la Guerre.

Sur sa plaque figure aussi les noms de ses parents.

Famille COUTIN
Famille COUTIN
Famille COUTIN

Famille COUTIN

Une simple tombe avec une dalle entourée d'une grille en bon état, c'est la tombe de la famille CUNAUD-BERTHELOT.

Les personnes qui y sont enterrées sont Alida Cunaud née Berthelot, née en 1864 et décédée en 1924. Son époux René, né en 1861. L'année de son décès n'a pas été complétée ce qui laisse supposer que le couple n'avait pas de descendance au moment de la mort de René Cunaud.

Et enfin Adolphe CUNAUD, né le 18 mars 1890. Marsoin au 3° Régiment d'Infanterie Coloniale, est décédé des suites de ses blessures de guerre le 4 mai 1915 à l'hôpital 11 de Pau.

ll a été inhumé au cimetière communal de Sainte-Hermine le 8 mai 1915.

Cette concession fait l'objet d'une procédure de reprise, espèrons que la commune saura la garder pour l'honorer en restaurant la tombe de ce soldat "Mort pour la France".

Tombe et photographie d'Alphonse Cunaud (Photo André Bujeaud)
Tombe et photographie d'Alphonse Cunaud (Photo André Bujeaud)
Tombe et photographie d'Alphonse Cunaud (Photo André Bujeaud)

Tombe et photographie d'Alphonse Cunaud (Photo André Bujeaud)

Gaston GUIGNE

La tombe de Gaston GUIGNE est un large espace avec deux croix en fonte. Un coeur en tôle est fixé sur chacune des croix mais les inscriptions qui y figurent sont presque compètement effacées.

Sur celle de gauche on peut lire :

Ici repose le corps

de Alexandrine RAIFFAUD

Epouse de Gustave GUIGNE

Décédée le 3 mai 1923

Dans sa 68° année.

Priez Dieu pour elle.

Celle de droite est celle de son fils

Ici repose (avec deux drapeaux entrecroisés)

GUIGNE Gaston

du 251° d'Artillerie

Médaille Militaire, Croix de Guerre

Mort pour la FRANCE à St QUENTIN

le 22 avril 1917

à l'âge de 27 ans

Regrets éternels.

Tombe de la famille Guigné
Tombe de la famille Guigné

Tombe de la famille Guigné

Clément LAURENT

Un coeur en tôle surmonté d'une croix est fixé à la base d'un grand crucifix en fonte. Il est entouré d'un liseré tricolore.

Le texte indique :

Ici repose

Clément LAURENT

Epoux de Berthe GANDEMER

Mort pour la France

à l'age de 44 ans.

Priez Dieu pour lui

Sous le texte deux drapeaux entrecroisés.

Ce soldat du 84 ° Régiment d'Infanterie Territoriale était né à Sainte Hermine en 1874.

Tombe de Clément LAURENT
Tombe de Clément LAURENT

Tombe de Clément LAURENT

Octave LOIZELET :

La tombe de la famille LOIZELET - PELLETIER est un très beau monument. Il est composé d'une double dalle avec une stèle imposante et massive surmontée d'une grande croix décorée de feuillages. Au sommet de la stèle une couronne de fleurs traversée par une palme.

La stèle est décorée avec une Croix de Guerre et une Médaille Militaire.

Il y est gravé :

A la mémoire de

Octave

LOIZELET

Mort pour la France

Ambulance d'Arbonnière

Somme le 6 septenbre 1916

Agé de 24 ans.

Il a été inhumé dans le cimetière communal de Sainte-Hermine le 04/02/1922.

Tombe d'Octave LOIZELET
Tombe d'Octave LOIZELET

Tombe d'Octave LOIZELET

Julien Louis MOUNIAU :

Une plaque émaillée en forme de coeur rapelle le souvenir de ce soldat. Elle est simplement posée sur la terre au pied d'une croix en fonte de la tombe.

Il y est écrit :

Ici repose

Louis MOUNIAU

Décédé à l'hôpital de Rochefort

le 1° septembre 1918

à l'âge de 18 ans.

Priez Dieu pour lui.

avec deux drapeaux croisés sous le texte qui est entouré d'un liseré tricolore.

Il faisait partie du 4° dépôt des équipages de la flotte.

Louis MOUNIAU
Louis MOUNIAU

Louis MOUNIAU

Alcide PURZEAU :

La tombe de la famille Chauveau - Purzeau est ornée d'une grande croix en pierre décorée à la base d'un drapeau entrecroisé d'un sabre. Un coeur en tôle émaillée est posé au pied de ce crucifix.

Il y est écrit :

Ici repose

Alcide PURZEAU

Caporal au 205° d'Infanterie

Mort pour la FRANCE le 29 sept 1918.

à l'âge de 39 ans.

Regrets éternels

En bas du coeur deux drapeaux entrecroisés.

Alcide PURZEAU est né à Saint Vincent Puymaufrais en 1879. Il avait épousé en 1904 Louise Lumineau. D'où une fille Georgette née en 1905, enterrée dans le même lieu que son père.

Il a été tué à Suippes dans la tranchée Baden-Baden au point 0,4-3

Il a été Inhumé au cimetière de Sainte Hermine le 17/08/1923.

Tombe d'Alcide PURZEAU
Tombe d'Alcide PURZEAU

Tombe d'Alcide PURZEAU

Ernest TAUPIER

Cette tombe se compose de deux dalles et d'une stèle surmontée d'une grande croix en fonte.

La stèle porte les noms de la famille BARRAUD - TAUPIER

Entre les deux dalles on trouve un coeur en tôle émaillée portant l'inscription suivante :

Ici repose

Ernest TAUPIER

Blessé à Souchez

décédé à l'hôpital maritime de Brest

le 25 août 1916

à l'âge de 21 ans.

Priez Dieu pour lui

avec deux drapeaux entrecroisés.

Il est mort des suites d'une maladie contractée en service. Il a été inhumé au cimetière communal de Sainte-Hermine le le 30 avril 1916. Il faisait partie du 23° Régiment d'Infanterie Coloniale. Au début de l'année 1916 son régiment se battait dans la Somme.

C'est le cousin issu de germain d'Alfred BOURON (voir plus haut)

Tombe d'Ernest TAUPIER
Tombe d'Ernest TAUPIER

Tombe d'Ernest TAUPIER

Le cas ORION.

La tombe de la famille ORION - AUNEAU porte plusieurs plaques de marbre.

La première avec les noms d'Auguste AUNEAU et de son épouse Madeleine MORTEAU et la seconde pour leur fille Célestine AUNEAU et son époux Marcel Léon François Arsène ORION.

Une plaque similaire est déposée sur la tombe de ses parents de la Réorthe. Il est inscrit sur le Monument aux Morts de cette commune.

Deux souvenirs pour ce soldat "Mort pour la France" le 11 novembre 1914 à Thiepval.

Tombe AUNEAU - MORTEAU

Tombe AUNEAU - MORTEAU

Louis BEUGNON n'est pas un Poilu mais il peut être ajouté à la liste des témoins de la période 14-18. Il est né le 22 février 1879 à Sainte Hermine où il exerçait la profession de Marchand de Nouveautés.

C'est le fils de Pierre Honoré Beugnon et de Marie Augustine Guinet.

Il est incorporé en 1900 et réformé en 1901 pour Hypertrophie du coeur. Il est maintenu dans la réforme par la commission de réforme de 1914 et celle de 1917.

Il est décédé en 1918 à l'âge de 39 ans.

Tombe de Louis BEUGNON

Tombe de Louis BEUGNON

Je voudrais ajouter à cette liste Albert CHAMPAUD. Il était notre voisin quand nous étions au Magny à Sainte Hermine. C'était une fermier d'une grande gentillesse.

Il avait fait des études complètes et possédait ses deux baccalauréats. Son père lui a demandé de travailler avec lui à la ferme et il n'a pas poursuivi ses études. Mais il était encore capable à la fin de sa vie de réciter de grands extraits de la Légende des Siècles.

Né en 1894, il avait fait toute la guerre 14-18.

Il avait été blessé une première fois le 1° juin 1918 puis par un éclat d'obus devant Anguilcourt le 17 octobre 1918. Il avait aussi gardé de son séjour dans les tranchées des orteils gelés qui l'obligeaient à porter des sabots coupés.

Il n'avait jamais voulu se marier pour ne pas avoir d'enfants et pour qu'ils ne connaissent pas les mêmes misères que lui.

Il est décédé au Magny de Sainte Hermine le 3 mars 1976.

Albert Champaud avait fait plusieurs testaments déposés chez Maître Rauline à Sainte Hermine. Ils sont datés de 1930, de 1967 et 1976, Il avait légué des sommes importantes à la Commune de Saint Juire et plus particulièrement à celle de Sainte Hermine. Ces sommes étaient dédiées aux Sapeurs Pompiers, pour l'entretien des chemins, pour l'automobile du dispensaire, pour les écoles, pour l'entretien de l'église et des halles.

Il stipulait dans son testament de 1930 que "Que comme conditions expresses de ces legs les communes ci-dessus désignées devront faire l'emploi de la somme que chacune d'elles aura reçue à l'achat de rentes sur l'Etat français dont les arrérages devront servir à l'entretien des sépultures de mes ancêtres et de la mienne."

Je ne saurais dire si ce testament a été accepté par les communes désignées et s'il produit encore des effets après tant d'années.

Tombes de la famille CHAMPAUD et Albert Champaud à la fin de sa vie.
Tombes de la famille CHAMPAUD et Albert Champaud à la fin de sa vie.
Tombes de la famille CHAMPAUD et Albert Champaud à la fin de sa vie.

Tombes de la famille CHAMPAUD et Albert Champaud à la fin de sa vie.

Prochain article à paraître : Le soldat inconnu de Sainte Hermine.

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Published by Charles Antoine VERLY - dans 14-18
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 15:22

La Chapelle Thémer a perdu 32 de ses enfants pendant la "Grande Guerre". Le cimetière de la commune garde de nombreux souvenir de ses soldats.

En premier lieu le Monument aux Morts qui est enclavé dans le cimetière, possède certainement le plus beau Tableau d'Honneur du canton. Il est resté intact et complet.

Il se compose de 21 médaillons de soldats de la commune. C'est moins que pour celui de Saint Jean de Beugné qui en possède 30 mais les photographies de celui de la Chapelle Thémer sont mieux conservées.

Mais l n'est pas question de faire un concours ! Partons à la recherche des souvenirs des Poilus de la commune.

Le magnifique tableau d'honneur de la Chapelle Thémer.

Le magnifique tableau d'honneur de la Chapelle Thémer.

Ernest BAUCHET

La stèle placée sur sa tombe est surmontée d'une grande croix. Sur la plaque il est iscrit :

A la mémoire de

Ernest BAUCHET

Mort pour la France le 29 janvier 1915

agé de 22 ans

En dessous sont les noms de ses parents : Eugène Bauchet et Hermine Bory.

La tombe d'Ernest BAUCHET
La tombe d'Ernest BAUCHET

La tombe d'Ernest BAUCHET

Honoré BIDOUET :

La tombe se compose d'une stèle plate ornéee d'une petite croix elle même surmontée d'une petite croix ornée d'un coeur similaire à celui qui ornait les scapulaires des soldats de la "Grand' Guerre" - celle de 1793. Est parcequ' Honoré Bidouet était né 100 ans après le soulèvement vendéen ?

Une simple inscription garde le souvenir de ce poilu :

Ici repose

Honoré BIDOUET

1893 - 1916

P. D. P .L.

Les tombes de la famille BIDOUET

Les tombes de la famille BIDOUET

Les tombes de la famille INCONNU occupent un large espace dans le cimetière. La stèle de Louis CHAMARE est placée à la gauche de cet emplacement.

Ici

Repose

Albertine INCONNU

épouse de

Louis CHAMARRE

DCD (décédée) le 20 février 1921

Agée de 26 ans

----------------------

Louis CHAMARRE

Mort pour la France

le 8 janvier 1915

à Dernancourt (Somme)

âgé de 30 ans

-----------------------

A mes parents chéris

P. P. E.

Il est enterré au carré militaire de DERNANCOURT et non pas Dernaucourt comme indiqué sur la tombe. A noter aussi que son nom est écrit avec deux R à l'inverse du Monument aux Morts et du Tableau d'Honneur où il est écrit CHAMARE

C'est un témoignage très touchant qui laisse supposer tout le drame de ces deux disparitions. Celle de Louis mort à l'âge de 30 ans père d'une petite Louise née en 1915.

Louis avait épousé Albertine en 1912, elle n'avait que 17 ans !

Tombes de la famille de Louis CHAMARRE
Tombes de la famille de Louis CHAMARRE

Tombes de la famille de Louis CHAMARRE

Ernest et Marcel GOURAUD :

Ce sont les tombes les plus difficiles à repérer, non pas qu'elles ne soient pas bien visibles et en bon état mais parcequ'elles sont placées contre un buisson de buis qui laisse à peine la place de se glisser pour déchiffer les inscriptions.

La première stèle de la rangée est celle d'Ernesr Gouraud :

Ici

repose

Ernest GOURAUD

11° d'Art. Lourde.

décédé à

l'hôpital de

Miranbeau

le 5 mars 1917

dans sa 27° année

Priez pour lui

Sur la seconde stèle

Ici

repose

Marcel GOURAUD

402 ème d'INFrie

décédé à

l'hôpital de

Fontenay le Comte

le 25 avril 1919

dans sa 26° année.

Priez pour lui

Les tombes de la famille GOURAUD
Les tombes de la famille GOURAUD
Les tombes de la famille GOURAUD

Les tombes de la famille GOURAUD

Une simple tombe avec une petite croix toute simple pour Henri MANCEAU.

Une plaque de marbre noire porte l'inscription :

Henri MANCEAU

MORT pour la FRANCE

1875-1914

et en dessous :

Berthe BRUN

1888-1953

Témoignage discret pour le membre de cette famille qui a aussi perdu d'autres enfants pendant la seconde guerre mondiale.

Sépulture d'Henri Manceau
Sépulture d'Henri Manceau

Sépulture d'Henri Manceau

J'étais passé devat la tombe de Charles COUZIN sans la remarquer. Et pourtant cette tombe est imposante. C'est grâce aux indications du Docteur Artarit que je peux l'ajouter à cet inventaire. Qu'il en soit ici remercié.

Charles COUZIN est tombé sur la fameuse crête des Eparges (Meuse) le 13 mai 1915.

La plaque qui se trouve au pied de la pierre tombale porte :

Charles Couzin 1888-1915

Mort pour la France aux Eparges

13 mai 1915

Il n'est pas inscrit sur le Monument aux Morts de la Chapelle Thémer mais sur celui de Sainte Hermine.

la tombe de Charles Couzin

la tombe de Charles Couzin

La Chapelle Thémer à l' "Honneur"
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