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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:14

Un très long article vient de paraître dans le blog "la Maraichine Normande" Il est consacré au procés de M. l'abbé Murzeau, curé de la ville de Cezais en 1882- je dis bien Mil Huit Cent Quatre Vingt Deux - prévenu d'avoir cherché à soulever ou a armer une partie des citoyens contre les autres.

Cet article est très éclairant sur les mentalités des populations de la région près de cent ans après la révolution de 1789.

Je ne citerai que deux extrait caratéristiques :

Le premier de la part d'un témoin à charge :

La femme Drillaud a entendu crier, au moment où le curé a paru au clocher, hou ! hou ! le corbeau ! et : Vive la République !

l'autre concernant la défense du curé Murzeau :

D. - A-t-on chanté des chansons immorales !
R. - Oui, la Marseillaise (hilarité), et le Choléra.

Ces extraits prendront tout leur sens à la lecture de la rélation de cet étrange procès de l'abbé Murzeau que je vous incite à lire en cliquant sur le lien suivant : ​La Maraichine Normande.

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Published by Charles Antoine VERLY - dans Histoire locale
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 21:35

Qui pourrait identifier la photo ci dessous, elle a été prise probablement dans les environs de la Chapelle Thémer à la Libération.

Malheureusement la photo ne permet pas de lire l'inscription sur la pancarte au pied du personnage en habit de déporté. Cependant les visages des participants sont assez nets pour être reconnus.

 

J'espère qu'un lecteur donnera des renseignements sur cette scène.

 

A bientôt.

 

Resistance-vendee.jpg

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Published by Charles Antoine VERLY - dans Histoire locale la Chapelle-Thémer
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:11

Elle semble bien vide la place de Saint Hermine sans la statue de Georges Clemenceau au milieu de ses Poilus!

 

Place-Saint-Hermand007.jpg

 

Cette carte postale datée par le cachet de la poste de 1910 montre, à droite, la maison avec un balcon où Monsieur Pierre Peneau exerçait ses talents de magnétiseur et qui a été détruite dans les années 90 lors de l'aménagement du rond point. Sur la gauche le magasin de tissus et de vêtement Beugnon et une maison, elle aussi détruite à la même époque.

Sur la place elle même on distingue un petit bâtiment au fronton triangulaire : la bascule publique détruite dans les années 60.

Sur la route de La Roche sur Yon, dans la montée,  4 ou 5 piétons marchent au beau milieu de la route. L'heureux temps où ils ne craignaient pas de se faire écraser par les voitures !

On peut voir de nombreuses personnes qui posent sur la place pour le photographe. Il faudrait tous les détailler. La grand mère qui porte la coiffe au premier plan, les deux charrettes à bras, les hommes avec leur canotier ... Mais si vous agrandissez le cliché, regardez le personnage devant la charrette attelée à un cheval qui se trouve devant la bascule. Vous ne remarquez rien ?

Mais oui il a une jambe de bois ! Comment s'appelait il ? Est-ce le père Laurent ? Si vous avez des renseignements sur cette carte postale, un nom, une histoire à raconter, n'hésitez pas à mettre un commentaire sous cet article. Les contributions des uns et des autres enrichiront la connaissance de notre histoire commune.

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Published by Charles Antoine VERLY - dans Histoire locale Sainte-Hermine
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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 23:18

Article précédent :

http://epeb.over-blog.com/article-monument-virtuel-64987406.html

 

Il y a plusieurs points étonnants quand on parcourt la liste des morts.

Tout d'abord le nombre de victimes, certes il y en a moins que sur les monuments de la guerre 14-18 mais quand même plus que ne peut le laisser penser la durée du conflit. 1870 a été une guerre très meurtrière, d'ailleurs la dureté des combats est passée dans une expression populaire : "Tomber comme à Gravelotte"

La seconde remarque concerne l'imprécision des renseignements. Normalement le nom du soldat est accompagné de sa date de naissance, de son bataillon et du lieu et de la date de la mort. Ici de nombreuses lacunes sur les dates et les lieux et même quelquefois la simple mention "mort" ou "disparu"  accompagne le nom, comme à la Chapelle-Thémer.

Enfin on peut voir que de nombreux vendéens sont morts à Paris.

 

La liste se présente par CANTON et par commune.

(Nous transcrivons ci-dessous la liste de Sainte Hermine.)

 

CANTON DE SAINTE-HERMINE

 

Commune de Sainte-Hermine.

 

AUVINET (Henri), né le 23 septembre 1845, mobile, mort à Paris

GIRAUDET (Léon), né le 3 avril 1847, 22° bataillon de chasseurs à pieds, disparu à Gravelotte.

MALMANCHE (Alexandre), né le 22 décembre 1840, garde nationale, mort à Dôle (Jura).

 

Commune de la Caillère.

 

ANNEREAU (Jacques) né le 15 mars 1843, 70° de ligne, tué à Gravelotte, le 16 août 1870.

note : fils de François, charpentier et de Charlotte Roy

ANNEREAU (Théophile), né le 7 août 1845, 76° de ligne, tué à Metz, en 1870.

ANNEREAU (Pierre-Léon), né le 29 février 1848, 35° mobile, tué à Paris en 1870

note : les deux précédents sont fils de François-Gabriel, maçon et d'Adélaïde Augé

BAUDRY (Armand), né le 9 février 1848, 35° mobile, tué à Paris en 1870.

Note : Il est décédé le 13 janvier 1871 - [ambulance-militaire - rue Saint-Dominique, 88] - Paris, à l'âge de 22 ans - Soldat à la garde mobile de la Vendée - 2°bat

BAUDRY (Henri), né le 9 mars 1846, 76° de ligne, mort à Lyon, en 1870.

note : les deux précédents sont fils de Louis, propriétaire et de Françoise Millaud.

 

Commune de la Chapelle-Thémer.

 

BAUDRY (Henri), artilleur, né le 19 février 1840, mort à Meudon (Paris), en 1871.

BRUSSEAU (Henri), 35° mobile, mort.

BURCELOT (Louis), 35° mobile, disparu. 

GAURY (Eugène) 35° mobile, né le 27 octobre 1847, mort le 31 janvier 1871.

GAUTRON (Jean), 35° mobile, né le 5 janvier 1845. mort à Paris le 25 janvier 1871.

HERVE (Victor), artilleur, né le 18 août 1850, mort le 12 janvier 1871.

MARTIN (Hector), 35° mobile, mort.

PORTRAIT (Louis) 3° dragons, blessé le 16 août 1870 à Gravelotte.

ROUET ( François), 35° mobile, mort.

RAGON (Jacques), artilleur, né le 10 avril 1849, mort à Paris, le 19 février 1871.

SALLE (Henri), 54° de ligne, mort.

THIRE (Paul), 35° mobile, né le 29 novembre 1849, mort à Paris.

TEILLET ( Auguste), 35° mobile, né le 5 mai 1849, mort à Paris le 24 décembre 1870.

 

Commune de la Jaudonnière.

  

BARBEREAU (François Auguste), né à le 11 juin 1848, 35° mobile, mort à Paris.

BLANDINEAU (Pierre), né le 5 avril 1848, 35° mobile, mort à Paris, en 1870.

FERRE (François), 35° mobile, mort à Paris, en 1870.

Note : Le site http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=fidocherbourg&lang=fr;p=francois;n=ferre l'indique né en 1847 à  Sainte-Hermine. Il est décédé le 26 décembre 1870 - [hospice-de-Bicêtre] - Gentilly,94250 à l'âge de 23 ans. Soldat à la garde mobile de la Vendée

GILLIER (Gustave), né le 31 juillet 1847, 86° de ligne, mort à Bitche, en 1870.

MALLET (Henri), né le 4 octobre 1848, hussard, mort à Sedan, en 1870.

PERRIN (Jean Joseph), né le 6 février 1848.

PHELIPPEAU (Auguste), né le 28 mai 1849, 10° d'artillerie, mort à Vincennes, en 1870.

Note : Il est décédé le 25 décembre 1870 - [ambulance-de-l'asile-de-Vincennes] - Saint-Maurice,Val-de-Marne,à l'âge de 21 ans. Soldat au 10°-régiment-d'artillerie - 16°batterie. Il figure aussi avec l'orthographePhilippeaux, même date de naissance

RAMBEAU (Dominique), né le 9 décembre 1838, zouave.

 

Commune de la Réorthe.

  

ANGIBAUD (Jean-Baptiste), 35° mobile, mort au siège de Paris.

BARROT (Louis), 35° mobile, mort au siège de Paris.

BOISSEAU (Louis), 35° mobile, mort au siège de Paris.

LOIZEAU (Louis), 35° mobile, mort au siège de Paris.

PAQUET (Jean), 35° mobile, mort au siège de Paris.

PREZEAU (Jean), 35° mobile, mort au siège de Paris.

 

Commune de Saint-Aubin-la-Plaine.

 

CAILLET (Pierre Auguste), 35° mobile, blessé le 20 octobre 1870, au Fort des Hautes-Bruyères, mort à Paris, le 11 janvier 1871

JOUBERT ( Jean Eugène), né le 22 avril 1850, 54° de marche, mort à Paris.

MENIER (Jean François Henri), né le 26 août 1843, 35° mobile, mort à  Paris, le 21 février 1871.

 

Commune de Saint-Etienne-de-Brillouet.

 

BIBARD ( Eugène), garde mobile, mort à Paris.

CHARIEAU ( Victor), mobilisé, disparu à la bataille de Mans.

GAUVIN (Jules), artilleur, mort à Valenciennes, suite de ses blessures.

RIVALLAND (Jules), garde mobile, mort.

 

Commune de Saint-Hilaire-du-Bois.

  

AIRAUD (Paul), né le 25 juillet 1850, chasseurs à pied, mort à Vendôme, le 18 novembre 1870.

Note : Léon Paul Joseph Airaud est le fils de Léon, propriétaire à la Pardière et de Marie Rose Auguin.

AIRAUD (Henri), né le 18 novembre 1849, garde mobile, mort à Paris, le 9 janvier 1871.

Note : Henri Francois Airaud est le fils de Jean Henri, marchand de fruits à la Treille et de Marie Louise Marchand.

BARDET ( Benjamin), 35° mobile, blessé à Champigny, le 30 novembre 1870.

BERNARD (Louis Philippe), né le 16 avril 1845, 54° de ligne, mort à Metz, le 1° décembre 1870.

COUE (Xavier), né le février 1845, garde mobile, mort à Paris.

DRAPEAU ( Henri), né le 3 juin 1845, garde mobile, mort à Paris , le 20 janvier 1871.

MARCHAND (Auguste), né le 19 juillet 1845, garde mobile, mort à Paris, le 9 janvier 1871.

MEMOZINE (Flavien), né le 9 février 1848, 1° hussards, brigadier, mort à Erfurts (Allemagne), le 19 février 1871.

PUBERT (Théophile), né le 1° juillet 1847, garde mobile, mort à Paris, le 10 février 1871.

RAINGLET (Jacques), né le 6 août 1849, garde mobile, mort à Paris, le 9 mars 1871.

 

Commune de Saint-Jean-de-Beugné.  

 

CHARPENTIER (Jacques), 12° dragons, mort à Châlons, le 28 décembre 1870

GARNIER (Jacques), 35° mobile, mort à Paris, le 9 janvier 1871.

MEUNIER (Jean), 35° mobile, mort à Paris, le 23 octobre 1870.

  

Commune de Saint-Juire-Champgillon.

    

FLEAU (Louis), 35° mobile, blessé à Montretout, mort à Paris le 7 février 1871.

 

Commune de Saint-Martin-Lars.

   

RENAUD (Jean), né le 1° novembre 1846, armée de la Loire, mort à Angers.

RAGER (Victor), né le 12 juin 1847, 35° mobile, mort à Paris.

 

Commune de Simon-la-Vineuse.

 

GUERINEAU (Pierre), né le 8 mars 1850, 54° de ligne, mort.

POTIER (Benjamin), né le 28 juillet 1847, 35° mobile, mort à Paris.

Note : Il est décédé le 7 janvier 1871 - [hôpital-militaire-du-Gros-Caillou] - Paris, à l'âge de 23 ans - Soldat à la garde mobile de la Vendée - 2°bat.

SEGUIN (Louis), né le 2 novembre 1848, 35° mobile, mort.

 

Commune de Thiré

  

DOUTEAU, 35° mobile, disparu.

GABORIT (Firmin), 35° mobile, mort.

MOUSSERON (Valentin), 35° mobile, mort à Paris.

 

Le Comité de l'Union Fraternelle des anciens Combattants de 1870-71, en publiant les listes des noms des soldats de l'arrondissement tués, blessés ou disparus, suivant les indications qui lui ont été fournies par Messieurs les Maires, ou toutes personnes autorisées, décline toute responsabilité à raison des erreurs ou omissions qui peuvent exister dans ces listes. Le Comité a plusieurs fois sollicité, soit par lettres personnelles, soit par voie d'avis dans les journaux, les renseignements qui lui étaient nécessaires pour mener son oeuvre à bonne fin, et les quelques omissions qui peuvent exister ne sauraient lui être imputées. Il remercie vivement tous ceux qui se sont fait un devoir de l'aider dans leurs recherches.

 

 



A mon tour, j'espère que cette transcription permettra de retrouver le nom d'un ancêtre ou d'un allié de famille pour lui rendre un dernier hommage. Merci à François Baubineau pour ses recherches aux archives de la Vendée.   

CA Verly

 

 

  vous pouvez consulter le site de Généanet où figure quelques nom de cette liste. http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=fidocherbourg&lang=fr&m=NG&t=N&n=

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 17:06

J'ai visité récemment les archives de l'évêché de Luçon. Le conservateur l'abbé Baudry , a la lourde charge de gérer cet énorme fonds d'archives. Il travaille aussi avec les Archives de Vendée : un grand nombre de bulletins paroissiaux sont déjà en ligne et d'autres documents sont prévus pour être mis à la disposition du public.

 

Dans la conversation, l'abbé m'a montré la photo suivante et il cherche à mettre un nom sur les personnes qui y figurent.

 

2010--2-0044.JPG

 

Cette photo a été donnée aux archives de Luçon par une personne de Sainte Hermine. Le personnage central est certainement Robert de Botneau qui a été curé de Sainte Hermine le 2 octobre 1864 et qui a quitté cette cure le 4 mars 1868. Une photo mortuaire confirme cette affirmation.

 

Robert-de-Botneau-copie-1.jpg 

Mais qui sont les autres personnes qui entourent Robert du Botneau ? L'archiviste de Luçon sèche ... Qui peut lui donner une piste de recherche ?

Les commentaires à cet article sont les bienvenus et lui seront transmis.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:13

Henri de Villedieu - la Baudière à La Réorthe- est juste rentré de Paris où il a enregistré pour Radio Courtoisie une émission. Celle ci sera diffusée ce dimanche 5 septembre 2010 de 12 heures à 13 h 30 et le soir de 16 heures à 17 h 30.

Participe aussi à cette émission Monsieur Le Floch qui parlera de la chouannerie en Mayenne. Pour sa part Henri de Villedieu interviendra sur l'armée du Centre pendant les Guerres de Vendée, de la famille de Bejarry et de la sienne pendant la Révolution. Il parlera aussi de son jardin et ... de ses confitures !

Ecoutez en direct cette émission sur internet à l'adresse suivante :

http://www.radiocourtoisie.net/tempo/

et sélectionner écoutez avec le lecteur embarqué.

 

 

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 10:27

L'image à gauche représente Pierre Mauclerc de la Musanchère, évêque de Nantes  de 1747 à 1775.
 Lorsqu'il reçoit la nouvelle de sa mort, Michel Bourasseau, curé de Saint Martin Lars, s'empresse d'écrire, au fil des actes officiels de son  registre paroissial, un grand éloge de cet évêque. Ce qui n'est pas habituel dans ce type de document.
S'il le fait, c'est pour une raison trés simple : Pierre Mauclerc est né à La Ferté*, paroisse de Saint Martin Lars  et qu'il y a été baptisé le 16 octobre 1700. Notre curé en est manifestement trés fier. Il ne peut s'arrêter de faire les louanges de "l'illustrissime et révérendissime évêque de Nantes" : "sa douceur, sa bonté, sa charité,  sa grandeur d'âme et toutes ses grandes vertus et bonnes oeuvres le font généralement regretter de tous les diocésains (...) et particuliérement  de tous ceux de la paroisse de Saint Martin Lars".
Il a été le donateur secret  d'"une belle et grande croix d'argent et d'une maison et son jardin pour loger un vicaire ou un régent." "Ce qui oblige par reconnaissance tous les habitants de cette paroisse".

De la Ferté, lieu de naissance de Pierre Mauclerc, on ne sait pas grand chose, si ce n'est que le toponyme indique un lieu anciennement fortifié (sans doute vers le 12éme siécle).


Sur le cadastre napoléonien, on voit encore les douves.

En revanche, on en sait un peu plus sur sa famille : Pierre Mauclerc de la Musanchère,  chevalier seigneur de la Ferté est protestant. Il se marie trois fois. Il est le père de onze (ou douze) enfants tous baptisés catholiques sauf les deux premiers. En effet, la répression contre les protestants est féroce en cette fin du 17ème siécle et il est obligé d'abjurer, comme beaucoup de ses semblables. Mais, on sent encore des connivences. Par exemple, le parrain catholique de notre futur évêque, le 16 octobre 1700, est Gabriel Suzannet de la Chardière, lui-même ancien protestant.
En tout cas, cela n'empêche nullement notre Pierre, (sans doute sous la houlette de sa mère, Marie Grelier du Fougeroux, après la mort de son père en 1710) de devenir docteur en Sorbonne, chanoine de la cathédrale de Luçon, grand archidiacre, doyen de la cathédrale et finalement, évêque.

Il est à souligner que notre natif de Saint Martin Lars est reconnu pour avoir administré son diocése avec une grande  sagesse; en particulier quand il était confronté aux conflits générés au sein de l'église catholique par les jansénistes et leurs opposants.

Sa tolérance ou tout au moins, son absence de sectarisme dans cette affaire n'est sans doute pas sans lien avec l'histoire de sa famille.

"ad perpetuam rei memoriam"** comme écrivait le curé Bourasseau !

*contrairement à ce qui a été écrit dans une revue que je ne nommerai pas !

**pour perpétuer le souvenir de cette chose

Pour en savoir plus: archives numérisées > état civil > registres paroissiaux > saint martin lars en sainte hermine > baptêmes mariages sépultures 1700 1712 vue 8; 1712 1738 vue 168; 1771 1780 vues 49 et 50.

Cadastre napoléonien>section D2 des pouzacs Vue 1

Lien pour le site des archives de Vendée ici  

Beauchet Filleau : Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou Tome 2 page 690

L'image du portrait de P. Mauclerc provient de l'iconothèque photothèque_château des ducs de Bretagne_Musée d'histoire de Nantes. Ce portrait est exposé dans cet excellent musée dont voici le lien ici  

Sur le Jansénisme : lien vers Wikipédia  ici

  





 


 

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Published by Claude Gilbert - dans Histoire locale
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 14:53

                                                                                                                                                                                                     Déjà en 1781, Dangirard (ouvrage cité dans un article précédent) s'étonnait de l'usage que l'on faisait, dans le Bas Poitou, des mots "village" et "bourg".
Selon lui, il ne correspondait pas au sens "consigné dans les dictionnaires". Il avait raison.
En effet, dans le langage poitevin en général et donc vendéen, "le bourg" est constitué des maisons regroupées autour de l'église, qu'il y ait eu un mur d'enceinte ou pas.
Le "village" est un regroupement de maisons à l'écart du "bourg". Ce que les "dictionnaires" identifient comme un hameau.
Ce village peut être presque aussi peuplé que le bourg ou ne comporter qu'une ou deux maisons. Il n'a souvent d'existence que dans le langage parlé. Les cartes et les administrations l'ignorent le plus souvent .


Ainsi, à Saint Martin Lars, au centre du bourg, il y a un panneau qui indique la direction "les villages".

Si vous empruntez cette route,vous ne trouverez à aucun moment, un panneau vous affirmant que vous êtes arrivés à destination, encore moins des villages au sens courant du terme. Au mieux, vous aurez vu des plaques récentes sur lesquelles est inscrit "rue des villages" ou "impasse des villages" (il faut bien distribuer le courrier).

Pourtant, quand vous êtes dans cette "rue", avec ses quelques maisons, vous êtes dans "les villages"! Ce n'est  pas difficile...

Y a-t-il meilleure illustration de ce qu'est un "village" en Vendée et en Poitou?

la carte postale  a été envoyée en 1908.



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Published by Claude Gilbert - dans Histoire locale
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 23:54

Grâce à Bernard Cottreau de La Caillère et son immense documentation sept nouvelles photos sont ressorties des placards. Je le remercie chaleureusement. Voir les précédents articles du 25 janvier et du 6 février.

















La première photo a déjà été publiée dans l'article précédent. La seconde est exactement la même mais le photographe à effacé le sujet féminin au premier plan. On peut voir les obus par terre au pied de la loco.



































Sur cette photographie le rail de droite est complètement déformé et tordu.



































































J'espère que d'autres photographies vont être retrouvées !!!

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 19:07

Le 30 novembre 1685, Pierre Loulenier abjure la religion protestante devant le curé de Saint Martin Lars.

 

Situation courante à cette époque ; Louis XIV mene un combat sans pitié contre ceux qui pratiquent "la religion prétendument réformée" (le 18 octobre 1685, il révoque totalement l'édit de Nantes, oeuvre de son grand père Henri IV). Il envoie des soldats, les dragons, investir tous les lieux habités par des protestants, Saint Martin Lars compris. Ces dragons s'installent dans les maisons des coupables désignés où ils ont tout loisir de faire ce qu'ils veulent (pillage, violences diverses) afin d'obtenir que leur victimes renoncent publiquement à leur convictions religieuses.
Ce qui est étonnant dans notre histoire, c'est que Pierre, non seulement n'est pas de Saint Martin, mais c'est l' un de ces fameux dragons venus "convertir" les hérétiques.
Il a 18 ans, il est originaire du diocése de Nîmes, (région bien connue comme le Bas Poitou pour ses courants hérétiques à cette époque).
Savait-il ce qu'on attendait de lui quand il a été engagé dans ce régiment de dragons?
Son identité religieuse était-elle trop fragile pour résister longtemps à cette situation paradoxale?
Etait-il trop nécessiteux pour se poser des questions?
Son abjuration a-t-elle semé la confusion dans les esprits de son entourage ou s'est-elle perdue dans la confusion générale?
En tout cas,cette petite "pépite" d'histoire trouvée un peu par hasard, comme on trouve un morceau de poterie dans un champ, a suffisamment d'existence réelle pour qu'on s'arrête un instant devant; comme devant un minuscule miroir.
L'histoire locale, aussi petite qu'elle soit, peut aussi servir à ça.

Transcription du texte manuscrit ci-dessus : Le trentième jour du mois de novembre1685, j'ai donné l'absolution de l'hérésie de Calvin à maitre Pierre Loulenier originaire de la paroisse de..........au diocese de Nimes, agé de dix huit ans, dragon au régiment d'Asprel(?) et la compagnie de Monsieur de Montau, âgé de dix huit ans, après avoir obtenu la permission de Monseigneur L'Illustrissime et Révérentissime Evêque de Luçon en présence des soussignés et de plusieurs autres par moy     Etienne Goischon prêtre curé de St Martin Lars

lien archives départementales : cliquez sur l'image du texte manuscrit



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