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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 13:42
La Jaudonnière : la grande rue (postée en 1910)

La Jaudonnière : la grande rue (postée en 1910)

La Jaudonnière  L'église (carte postée en 1986)

La Jaudonnière L'église (carte postée en 1986)

La Jaudonnière : Hotel de la Boule d'Or (Non détée)

La Jaudonnière : Hotel de la Boule d'Or (Non détée)

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Published by Charles Antoine VERLY - dans la Jaudonnière Carte postale
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:00

Il y a tout juste 100 ans un drame frappait nos troupes en Méditerranée au large de la Grèce. 1100 hommes allaient périr suite au torpillage d'un paquebot, la Provence II.

La Provence

La Provence

A sa mise en service en 1906, La Provence était le plus grand et le plus rapide paquebot français. Il effectuait la traversée Le Havre-New York. C'était un navire moderne, équipé de la Télégraphie sans fil (TSF)

Le 2 août 1914 il est réquisitioné par la Marine Nationale et renommé Provence II en raison de l'homonymie avec le cuirassé Provence, il est transformé en croiseur auxillaire et en janvier 1915 il est utilisé comme transport de troupes vers les Dardanelles.

Le 23 février 1916 au soir, le Provence II part de Toulon pour Salonique avec 1 700 hommes encore inexpérimentés du 3e régiment colonial.

Il y a cent ans : le naufrage de la Provence II

Le 26 février 1916 , la Provence II est torpillée au large du Cap Matapan (au large de la Grèce), en Méditerranée, par le sous marin allemand U 35.

U 52 en vue d'un U35

U 52 en vue d'un U35

U 35
U 35

L'U-35 est l'un des premiers à être équipé par deux moteurs Diesel, en remplacement des moteurs à huile lourde qui équipaient précédemment les sous-marins, lui permettant la navigation en surface. Ainsi, il peut parcourir un peu plus de 8 500 milles à 16 nœuds. En plongée, deux moteurs électriques lui permettent d'atteindre cinq nœuds sur une distance de 150 kilomètres.

Mesurant 64 mètres de long, il est équipé de 4 tubes lance-torpilles ; deux à l'avant et deux à l'arrière. Il peut transporter 6 torpilles. Il possède un canon de 105 millimètres sur son pont.
Quatre commandants gouvernèrent à sa destinée : Du 3 novembre 1914 au 12 novembre 1915, Waldemar Kophamel. Du 13 novembre 1915 au 16 mars 1918 Lothar von Arnauld de la Perière. Du 17 mars 1918 au 13 août 1918 Ernst von Voigt. Du 14 octobre 1918 au 11 novembre 1918 Heino von Heimburg

Jusqu'au 1er août 1915, il fit partie de la flotte allemande en mer du Nord. Le 23 août, en provenance d'Heligoland, il arriva au port de Cattaro en Méditerranée. En tout, le U-35 effectua 17 patrouilles durant lesquelles il coula 224 bateaux, ce qui est un record absolu qui ne fut jamais atteint depuis.

Le navire sombre en 17 minutes, faisant 1 100 disparus, dont le commandant qui avait demandé qu'on débarque 1 100 personnes en raison du manque de brassières de sauvetage.

Extrait du journal de guerre du sous-marin U-35, Cdt Lothar v.Arnauld de la Perière  en date du 26.II.1916

Extrait du journal de guerre du sous-marin U-35, Cdt Lothar v.Arnauld de la Perière en date du 26.II.1916

Extrait et traduction du journal de Bord de l'U35 relatant le torpillage : (les heures sont celles du sous-marin)

4h00 Axe Malte-Crète Clair de lune, brumeux puis clair. Vent SW3 : Fait surface. Charge batteries.

14h00 Très brumeux mer et vent force 4. Grosse houle. Sur l'horizon brumeux un très grand vapeur environ 12-15000 tonnes apparait en route à l'est. Plongé pour une attaque en immersion. Transport ou croiseur auxiliaire sans pavillon, de couleur grise, 2 cheminées sombres. Attaque en plongée avec toute la puissance. A cause du manque de visibilité et d'une forte houle, la distance est difficile à estimer au moment du tir pour une marge de sécurité de 2000 m. Détonation après 2 minutes et 50 secondes. Coup au but !

Après 7 minutes, observé à nouveau. Le navire présente déjà une forte gite sur tribord et sa poupe est profondément enfoncée dans l'eau. Dix minutes après le bateau disparaît. Je remarque deux embarcation.

14h33 Poursuivi hors de vue en plongée puis, fait surface dans l'éventualité d'une autre possibilité d'attaque avant la nuit.

16h10 très brumeux. Avec l'obscurité grandissante, j'ai pris la plongée.

14 h 50 Peu de visibilité. Houle de SW grossissant

Signé v. Arnauld

Alexandre Gauthier
Alexandre Gauthier

Le site Histoire et Généalogie publie une lettres d'un des rescapé de ce naufrage, Alexandre Gautier du 3e colonial.

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Ile de Mitylène, le 6 mars 1916

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Mon cher Frère

Tu as du apprendre le torpillage du croiseur auxiliaire La Provence. J’étais avec 2 200 camarades comme passager a bord de ce beau bateau de 3 000 tonnes, 191 m de long pour un premier voyage.

J’avais bien choisi le hasard à voulu que je n’y reste pas c’est bien le hasard car beaucoup de malheureux qui savaient nager ont péri, et moi qui étais blessé ne sachant pas nager du tout je me suis sauvé.

Au moment du torpillage (le Samedi 26 Février - 3 h du soir ) j’étais couché dans mon hamac, nous marchions à petite allure 12 nœuds alors qu’on aurait pu marcher 20 nœuds ce qui nous aurait sauvé car le navire a été atteint tout à fait à l’arrière. Je lisais tranquillement tout à coup une explosion sourde le bateau tresaille. Je n’ai pas mis longtemps à me sortir de la cale et grimper sur le pont. Je vais sur le pont avant ; tout le monde était déjà sur pied. Je cours à l’emplacement des ceintures de sauvetage ; il n’y en avais plus a ce moment les officiers passaient parmi nous et disaient que ce n’était qu’un coup de canon, l’espoir nous venais le bateau marchait toujours.

Je me penche hors du bastingage et je vois l’arrière qui s’enfonçais peu à peu. Un nègre qui était à côté de moi quitte sa ceinture de sauvetage et s’en va disant « c’est rien, c’est rien ». Je t’assure que je n’ai pas mis dix seconde a bondir dessus et à monter sur le pont supérieur de l’avant, dans ma précipitation à la mettre je la casse je l’ai réparée, tant bien que mal et j’ai attendu ; sur le pont avant supérieur c’est à dire à l’extrémité du bateau nous étions 200 massés la j’étais assez calme, je cherchais un moyen de sauter dans un des canots qu’on mettait à la mer hélas ces canots qui pouvaient contenir 80 personnes étaient charger du triple ; te décrire les scènes d’ horreur qui se sont passées est impossible. les canots a l’eau chaviraient les autres canots qui arrivaient écrasaient la plupart des malheureux qui étaient à l’eau et puis le bateau s’enfonçait toujours avec plus de rapidité.

Alors l’explosion des machines qui a tué encore quelque centaines d’hommes. le bateau était tout debout, tu vois la position que j’occupais cramponé à l’avant. Je me suis laissé engloutir avec le bateau, le remous de l’eau m’a envoyé au moins a 10m au fond. Aussitôt j’ai remonté a la surface, je commençais a respirer maintenu par ma ceinture, mais aussitôt je reçois un coup sur la tête et aller encore un voyage au fond. Je me croyais bien perdu heureusement que je suis remonté encore sans m’évanouir, et le hasard a voulu que je me trouve à portée d’un radeau, la j’ai pu respirer j’ai regardé l’endroit ou dix minutes avant flottait un des plus beaux bateaux de notre marine, ce n’était plus que des débris de planches, des bottes de foin, des casseroles etc… etc… la mer avais repris son calme les survivants a la nage se bataient vers les radeaux et les barques. j’avais avec moi 22 compagnons.

Jusque la nous étions a peu près sauf mais si la mer devenais mauvaise nous étions perdus ; car tu sais 23 sur ce machin en bois ! et puis a 350 km du port … (je continue sur l’autre feuille) le plus proche ; si le marin de la T.S.F. n’avait pu envoyer le signal de détresse, nous étions condamnés à mourir de soif de faim ou de froid, car la pluspart d’entre nous étaient complétement nu. J’avais juste ma chemise et mon caleçon ; mais ce brave marin avais fait son devoir, (il est mort d’ailleurs a son poste) et le matin un contre torpilleur Français, venais nous receuillir. Quel cri de joie nous avons poussé en l’apercevant ; tu sais toute la nuit balayé par les vagues nous en avions assez .

Nous sommes en ce moment a l’Ile de Mitylène (Grèce) pour nous reposer pendant quelque temps après on nous enverra à Salonique. J’avais pu sauver quelque billets dans une ceinture de flanelle qu’Alice m’avait faite C’est heureux car j’ai pu acheter ici quelques objets indispensable, et tu sais les Grecs nous font payer le prix. Tu seras bien aimable de me faire réponse aussitôt donne moi des nouvelles de Alice car peut être aurai je ta lettre avant la sienne, raconte moi ce qu’on a dit en France de l’accident, tout ce tu sauras en un mot de l’A… (? mot illisible) aussi – car ici on est complètement séparé de France pas de communiqués rien.

Je t’embrasse cordialement, Ton beau Frere, GAUTIER

Alexandre Gautier 3° colonial. 2° Cie
Ile de Mitylène - Secteur 506

Je suis avec deux bons camarades de Bourcefranc : Musereau Roumegousse

Note : Alexandre Gautier avait 25 ans à peine, né le 25 décembre 1890 à Soubise. Il travaillait chez son père négociant-commerçant. Il a divorcé d’avec Alice ne pouvant avoir d’enfant avec elle.

Sources de cet article :

Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Provence_(paquebot_de_1906)

La Marcophilie Navale : http://envelopmer.blogspot.fr/2015/04/torpillage-du-croiseur-auxiliaire.html

Histoire & Généalogie : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1985

Histomar : http://www.histomar.net/arnauld/htm/provence.htm

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:00
La Place vers 1951

La Place vers 1951

Une rue de la Jaudonnière  dans les années 1950

Une rue de la Jaudonnière dans les années 1950

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 09:41

Nous recevons tous par le courrier "La Lettre du Pays de Sainte-Hermine". Le N° 14 de juillet 2013 présente en première page une très belle photo du chevet de l'église de Pareds. Ce qui nous a un moment laissé croire à une restauration de ce précieux témoignage du passé.

Nous avions attiré l'attention de nos lecteurs sur l’intérêt de ce bâtiment et je les renvoie aux articles écrit en octobre 2010 sur ce blog :

L'église de Pareds vouée à la démolition en http://epeb.over-blog.com/article-il-faut-sauver-l-eglise-de-pareds-59095004.html et "une éclaircie sur l'église de Pareds ? http://epeb.over-blog.com/article-une-eclaircie-sur-l-eglise-de-pareds-59630905.html

Une communication ... intéressante !

Hélas, hélas trois fois hélas ... en faisant un détour sur les lieux des futurs travaux, force est de constater qu'il ne reste pratiquement plus rien de l'église plus que centenaire. Le chevet a été détruit et les murs rasés à hauteur d'homme. Le coté gauche du bâtiment a même été rasé sur la moitié de sa longueur, pourquoi ? Quel dommage, c'est encore un des très rares vestiges de notre canton qui est perdu.

En vérité, quand "La Lettre du Pays de Sainte-Hermine" titre : "Après la restauration du lavoir de Sainte-Hermine, les jeunes s'attaqueront à l'église de Pareds en 2014" il faut prendre l'annonce au pied de la lettre. Mais que les jeunes se rassurent il ne reste plus grand chose à "attaquer".

Une communication ... intéressante !
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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 05:54

J'ai reçu il y a quelques jours le message suivant sur l'un de mes blogs :

Bonjour, je suis la fille de M. et Mme VERDON, ... , depuis quelques jours, j'ai lu attentivement les différents articles que vous avez publiés et vous félicite de cette excellente initiative ( pour nous, les jaudoins exilés ! ) Je vous précise que je dispose depuis longtemps du fascicule rédigé par le Père Joseph SICOT en date du 18/10/1977 sur l'historique de Pareds/La Jaudonnière. Si vous souhaitiez publier son récit, je peux le dactylographier sans problème ( il y a beaucoup de fautes de frappe ! ) et vous l'adresser. N.B.

Je remercie vivement Nadine Bouchelet de sa participation à ce blog : Notre histoire est l'affaire de tous ! Certes ce texte est bien connu des amateurs de notre région mais à ma connaissance il n'a jamais été publié sur la toile. Je vous propose de trouver ci dessous le texte publié à l'origine dans le bulletin paroissial de La Jaudonnière.

Par commodité, la parution s'étalera sur plusieurs articles, dans l'esprit des bulletins paroissiaux de l'époque ... mais laissons la plume à l'abbé Sicot.

AVANT-PROPOS

Cet historique de La Jaudonnière et de Pareds n’est qu’un résumé sans prétention… mais il peut servir de point de départ d’une recherche à poursuivre.

Les Archives de La Roche Sur Yon, les Archives du Bas-Poitou ou autres… seraient un filon à exploiter. Il y aurait beaucoup à dire sur l’histoire de Pareds : son prieuré, son archidiaconé à la tête de 40 paroisses.

Depuis quelques années, des personnes – de plus en plus nombreuses –s’intéressant à l’histoire de La Jaudonnière – Pareds, sont venues me demander des documents… et je leur passais la Collection du Bulletin Paroissial publié en 1965 par l’Abbé Benoît ROBIN.

Ces documents seront à la portée de tous ceux qui le désirent…

A La Jaudonnière le 18 octobre 1977

Joseph SICOT, Curé.

Il y a quelque temps, par un beau matin d’automne, j’eus sous les yeux un curieux spectacle. Le soleil n’était pas encore levé mais s’apprêtait à surgir de l’horizon. De l’une des fenêtres du presbytère, je jetai un coup d’œil sur la plaine de Pareds. Chose curieuse : elle était disparue… une légère couche de brouillard rampait sur des centaines d’hectares, camouflant le sol, les arbres et les toits. Mais cette brume avait peu d’épaisseur et sa surface, que je dominais de ma fenêtre, semblait onduler aux premières heures de l’aube comme les eaux calmes d’un lac. Et voici que, ceinturant ce lac éphémère comme une côte plus ou moins estompée, suivant la distance, une ligne de terres et de collines laissait apparaître les bosquets de Puybelliard, les rochers de Mouilleron et, dans le lointain, les hauts coteaux du bocage vendéen.

Ce paysage, qui allait bientôt reprendre son aspect normal avec son damier de champs et de prairies, moucheté de la verdure jaunissante de ses arbres et du rouge terni de ses toits, avait – pendant quelques minutes – revêtu l’aspect sauvage qu’il possédait il y a quelques centaines de millions d’années.

En effet les sondages effectués à la carrière de Pareds nous révèlent qu’à la fin de l’Ere primaire, cette région de plaine que nous connaissons aujourd’hui était alors plus nettement élevée. Les roches étaient représentées par cette pierre bleue que l’on trouve actuellement à plus de dix mètres en profondeur. Une végétation assez abondante devait y croître : nous en trouvons des traces sous la forme d’un charbon de médiocre qualité qui gît sous la couche de calcaire. C’est la période carboniférienne. A la suite d’un cataclysme, plissement de terrains, tremblement de terre, toute la région située présentement entre Chantonnay et La Chataîgneraie s’effondre et devient un immense lac. C’est dans le fond de ce lac, enfouie sous une énorme pression d’eau et de roches, à l’abri de l’air, que la végétation va se transformer en charbon.

A mesure que les siècles s’écoulent, les eaux se peuplent d’une faune assez rudimentaire au début. Chaque jour, le cultivateur qui laboure son champ ou le carrier qui fait sauter les rochers de Pareds, trouve en abondance de ces curieux coquillages fossiles, surtout des bélémites et des amonites qui peuplaient alors ce lac. Ce sont toutes ces coquilles, pour la plupart broyées par les flots, le temps et une énorme pression, qui ont constitué – au cours de millions et de millions d’années – cette épaisse couche de calcaire que nous pouvons voir aujourd’hui, grâce à un nouveau cataclysme qui a soulevé le sol et vidé le lac.

CE TEXTE A ETE PUBLIE DANS LE BULLETIN PAROISSIAL DE LA JAUDONNIERE AU COURS DE L’ANNEE 1965 PAR L’ABBE BENOIT ROBIN, CURE, SOUS LE TITRE "APPRENONS A CONNAITRE NOTRE PAYS"

(à suivre ...)

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7 avril 10 1 07 /04 /avril /10 06:02

LA CONQUETE ROMAINE

Lorsque les romains tentèrent d’assujettir la totalité des Gaules à leur gigantesque empire, trois petits peuples différents et distincts habitaient les parties du territoire qui a formé depuis le Bas Poitou, avec les parties qui ont été détachées au Moyen-Age.

Ces peuples, qui se trouvaient placés entre les Poitevins et les Angevins ainsi que les Nantais, étaient – suivant Pline – les Ambiliates sont nommés les premiers, puis viennent ensuite les Anagnutes, les Pictons auxquels ont joint les Agésinates ; on continue en nommant les Saintongeais, les Berrichons, etc…

Chaque peuple était ainsi nommé à son rang ; il en résulte que les petits peuples dont il s’agit étaient les plus septentrionaux de l’Aquitaine et, dès lors, les plus près de la Loire, du côté du Midi.

Actuellement, il s’agit de distribuer le territoire du Bas Poitou entre les trois petits peuples qui l’habitaient, lors de la conquête des Romains.

Les Ambiliates sont les premiers nommés dans Pline. Quelques historiens croient donc les placer à la suite de la Loire, à l’est, en suivant l’ordre assigné par Pline, et la direction du nord au midi et de l’est à l’ouest. Alors les Ambiliates – dont la capitale était probablement Doué ( plus tard lieu de séjour des rois Wisigoths ), auraient occupé toute la portion du pays sur la rive gauche de la Sèvre Nantaise, jusqu’à la rivière du Thouet et même sur la Dive ( rivière ) et auraient confiné aux Nantais.

Quant aux Anagnutes, on croit qu’ils étaient à l’ouest et à la suite des Ambiliates qui les séparaient aussi des Nantais sur l’océan. Aussi, les Anagnutes auraient occupé la contrée qui a été appelée depuis le pays de Rais ou de Retz, le pays de Paillé ayant eu – depuis – Montaigu pour chef-lieu, les environs de St Laurent Sur Sèvre, puis le pays de Pareds. Enfin, on les fait suivre la Sèvre Nantaise et arriver jusqu’aux environs du point où a été bâti Fontenay le Comte. Les points les plus importants occupés par ce petit peuple étaient le chef-lieu du pays de Rais : Rutiastum et Alpérium ( capitale du pays de Pareds ) située sur les bords du ruisseau de l’Arkanson, dans un territoire très fertile.

Les Agésinates suivant Pline étaient joints aux Poitevins et ne semblaient faire qu’un seul peuple avec eux et, en les plaçant à la suite des Anagnutes, entre l’océan et la Sèvre Nantaise, on les fait ainsi toucher aux Poitevins. Cette idée a été aussi celle de d’Anville, car dans la carte géographique qu’il a donnée pour suivre les conquêtes de César dans les Gaules, il n’a pas hésité à placer les Agésinates dans la partie la plus occidentale du Bas Poitou de l’époque dernière. Ainsi, on croit que le reste du territoire qui existait entre les Anagnutes et la mer était occupé en entier par les Agésinates qui venaient ainsi jusqu’au Lay et même jusqu’à la Sèvre Nantaise. Aizenay était la capitale de ce pays.

Que reste-t-il comme vestiges de cette époque à La Jaudonnière et à Pareds ?

A La Jaudonnière tout d’abord :

· La butte de terre rapportée, située à quelques 80 mètres de l’église actuelle, est vraisemblablement un tumulus gallo-romain qui – fouillé – révèlerait sans doute des découvertes importantes au point de vue historique,

· Tout près de là, il y a quelques années, en creusant les fondations de la salle paroissiale, nous sommes tombés sur des fouilles anciennes : la terre glaise qui affleure presque en cet endroit y était remplacée sur une profondeur de plus de 2 mètres par des déblais où gisaient quelques débris de poteries très anciennes (apparemment gallo-romaines). Ces poteries, qui portaient encore l’empreinte des mains de l’artisan, étaient faites d’argile blanche extraite, sans doute, dans la région du Petit Miteau. D’autres débris provenaient de la terre prise sur place. L’an dernier, en creusant un puisard à quelques mètres de là, les pioches rencontrèrent un amoncellement de pierres (alors qu’il n’en existe pas dans ce secteur) et parmi ces pierres, plusieurs étaient calcinées et mêlées à des blocs d’argile rougis et noircis au feu. Nous avons supposé que ce tas de pierres constituait les restes du four du potier qui exploitait l’argile de la carrière voisine.

Dans le domaine des découvertes archéologiques de la période gallo-romaine, il faut bien sûr signaler les fouilles importantes faites par l’Abbé BAUDRY, curé du Bernard. Ces travaux furent exécutés au cours de l’automne de 1872 à 1873 et dans les premiers mois de l’hiver 1874, dans le terrain baptisé "Champ des Vieilles Eglises", situé à mi-chemin entre le village de Miteau-Des-Champs et Saint Hilaire du Bois. Nous aurons bientôt l’occasion d’en parler.

Dans les soubassements de cette antique église, les terrassiers mirent à jour, sertis dans un mur de l’est, un segment de colonne cannelée et une pierre d’autel, provenant d’un temple païen édifié antérieurement à la même place. La colonne cannelée, nous y reviendrons plus tard. Quant à la pierre d’autel païen, elle est formée d’un bloc de pierre calcaire en partie brisé, sur une épaisseur de 0 ,50 m et une hauteur de 1,05 m. Le monument est très simple, un chapiteau privé de volutes se montre encore sur la face latérale. Entre le pilastre et le chapiteau, on distingue très bien l’astragale de rigueur qui sert d’intermédiaire. L’autel sobre de moulures est carré à la partie supérieure. Le tableau du devant est orné de "l’Hercule gaulois", vu de face, il a cheveux longs, la barbe épaisse et frisée ; il n’est couvert que d’une simple bande d’étoffe, allant de la ceinture à mi-cuisses ; son extrémité entoure le bras gauche qui est pendant ; la main droite élevée à la hauteur de la tête s’appuie sur un long bâton qui semble lui servir de sceptre. Le corps entier accuse des formes athlétiques et trapues qui dénotent la force, comme il convient à la représentation d’Hercule.

Une autre divinité – en relief, comme la précédente – se montre en profil à l’angle du tombeau d’autel. C’est la déesse l’Abondance, portant la corne qui en est l’attribut. Elle est vêtue d’une longue robe et d’un manteau flottant. Malheureusement, elle est privée de sa tête. On ne sait pas, au juste, ce que ces deux figurent représentaient aux yeux des Gallo-romains, bien qu’on en trouve de pareilles dans presque toutes les parties de la Gaule.

Enfin, on nous signale, comme témoins de cette époque gallo-romaine, à quelques kilomètres de Pareds, sur la route qui va de Chantonnay à Mouilleron en Pareds, tout près du carrefour du Loup Pendu, les vestiges d’un Oppidium, c’est-à-dire d’un camp romain, avec sa butte, sa place d’armes et son village.

CE TEXTE A ETE PUBLIE DANS LE BULLETIN PAROISSIAL DE LA JAUDONNIERE AU COURS DE L’ANNEE 1965 PAR L’ABBE BENOIT ROBIN, CURE, SOUS LE TITRE "APPRENONS A CONNAITRE NOTRE PAYS"

(à suivre ...)

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7 avril 10 1 07 /04 /avril /10 05:58

LA PREHISTOIRE

Les fervents de la pêche connaissent tous l’Arkanson - célèbre pour ses écrevisses et ses anguilles - et le Loing (ou l’Oing comme on l’appelais autrefois ) où ils vont mouiller du fil, dans l’espoir d’en arracher chevennes, carpes, perches ou brochets.

La réputation de ces deux cours d’eau est célèbre depuis la plus haute Antiquité, car nous voyons leurs rives peuplées dès la Préhistoire.

En effet, depuis Thouarsais-Bouildroux jusqu’à Pareds ou l’Arkanson se jette dans le Loing et depuis Pareds jusqu’à l’assemblée du Loing avec le Lay, quelques kilomètres plus loin, nombreux sont les vestiges préhistoriques qui ont été trouvés : belle découverte acheuléenne de Thouarsais-Bouildroux, silex taillés, haches de pierre polie de St Hilaire du Bois (dont l’une est encore au Musée de Fontenay le Comte – collection Chartron). Dans cette trouvaille, il faut signaler une belle hache marteau, découverte à La Jaudonnière.

Malheureusement, la plupart de ces vestiges du passé sont aujourd’hui disparus, dispersés dans les musées ou perdus pour de bon. Il y a quelques années cependant, un maçon du pays – Monsieur Constant FERCHAUD – m’a apporté une belle petite hache de pierre polie, trouvée dans la démolition d’un mur où elle s’était introduite on ne sait pas trop comment.

Autres témoins, beaucoup plus majestueux de ces temps révolus, les mégalithes ( grosses pierres ) qui, sous forme de dolmens ou de menhirs, pullulaient autrefois dans toute la région. La commune actuelle de St Hilaire du Bois en possédait plusieurs, aujourd’hui détruits sans doute : on signalait des menhirs au Chillou, à la Garne, à la Cailloche. L’abbé BAUDRY, curé de La Jaudonnière de 1870 à 1898, visita en 1871 la Pierre Couverte du Plessis : ce mégalithe de 3 m x 1,70 m et 0,70 m d’épaisseur reposait sur quatre piliers verticaux et était incliné vers le sud – sud-ouest. Là encore, il ne reste plus rien. Heureusement, la commune de Bazoges en Pareds qui était arrosée – elle aussi – par le Loing et l’Arkanson, possède encore – au village de Bellevue – un petit menhir appelé "Pierre Pointue" et un beau dolmen très bien conservé.

Ces vestiges, pierres taillées, pierres polies, menhirs, dolmens, nous rappellent qu’aux temps préhistoriques, les rives de l’Arkanson et du Loing étaient déjà peuplées d’hommes qui vivaient de la pêche, de la chasse, de la cueillette des fruits et qui étaient assez adroits et assez robustes pour accomplir ces travaux qui nous admirons encore de nos jours.

CE TEXTE A ETE PUBLIE DANS LE BULLETIN PAROISSIAL DE LA JAUDONNIERE AU COURS DE L’ANNEE 1965 PAR L’ABBE BENOIT ROBIN, CURE, SOUS LE TITRE "APPRENONS A CONNAITRE NOTRE PAYS"

(à suivre ...)

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